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Probiotique

Les probiotiques : polémique autour des alicaments

produits laitiers

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Impossible d’y échapper : les probiotiques sont partout. Dans notre assiette, en pharmacie et même dans les rayons des supermarchés. La bataille commerciale fait rage et, même si les vertus des probiotiques sont bien connues depuis l’antiquité, on ne peut s’empêcher de s’interroger sur l’innocuité des alicaments que les industriels nous vendent à grand renfort de publicité.
  1. L’appellation « probiotique » : plus qu’un argument commercial
  2. Quand l’industrie agroalimentaire s’en mêle…

L’appellation « probiotique » : plus qu’un argument commercial

Tout d’abord, un probiotique n’en devient un qu’après une batterie d’études scientifiques ayant pour but d’identifier clairement sa nature, son innocuité et son bénéfice sur la santé.

Ensuite, il faut savoir qu’on ne peut apposer l’appellation « probiotique » sur un produit sans l’avoir méritée. Nos yaourts, mignonettes et autres cures à base de Bifidus Actif ou de L Casei Defensis doivent effectivement contenir des probiotiques clairement identifiés par un nom de genre, un nom d’espèce et un nom de souche.

Enfin, les allégations sur les vertus d’un produit de grande consommation sont strictement réglementées. Aussi, les industriels n’ont pas le droit d’affirmer que leurs produits permettent de soigner telle ou telle maladie. Tout au mieux peuvent-ils évoquer leurs bienfaits sur le transit ou l’immunité. En la matière, l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments veille au grain.

Quand l’industrie agroalimentaire s’en mêle…

Mais alors, pourquoi tant de polémique autour de ce que l’on nomme les alicaments, ces aliments aux prétendues vertus pour la santé ? On ne compte plus le nombre d’articles de presse parus sur le sujet.

En cause : les enjeux financiers colossaux qui entourent le marché des probiotiques, le manque d’études tendant à évaluer le rapport bénéfice-risque d’une consommation quotidienne de probiotiques sur une population a priori en bonne santé, ainsi que le manque d’intégrité des études dont se réclament les industriels. Etudes bien souvent subventionnées par les dits-industriels.

En vérité, la littérature scientifique portant sur les probiotiques est tout simplement colossale. Il faut dire qu’on en étudie la nature et les effets à la loupe depuis la fin du XIXe siècle. Et bien avant cela, les levures et autres ferments lactiques faisaient déjà partie des habitudes alimentaires de nos ancêtres sans qu’il s’agisse d’un pur hasard.

A ce jour, la science n’est toujours pas venue à bout des mystères qui entourent le fonctionnement et la composition de notre flore intestinale. Si des études sérieuses ont été menées sur les effets indésirables possibles des produits enrichis en probiotiques (comme l’obésité, par exemple), aucune n’est actuellement en mesure d’affirmer de façon certaine qu’ils représentent un réel danger pour notre santé.

En l’absence de toute certitude, le mieux est de demander conseil à son médecin traitant ou pharmacien habituel avant d’entamer une cure de probiotiques. D’autant que chaque souche de probiotique possède son propre champ d’action. L’une ne peut remplacer l’autre. Et n’oubliez pas que l’on peut également trouver des probiotiques naturels dans de nombreux produits de consommation courante comme les produits laitiers fermentés, le miso, le tempeh ou encore la choucroute. Ils renferment tous des bactéries lactiques en grande quantité.